Le compagnonnage flash
Transmettre, observer, pratiquer : au cœur de l’esprit AFCP
Former, transmettre, partager : c’est dans l’ADN de l’AFCP depuis sa création.
Pour incarner cette mission, l’association lance le compagnonnage flash, une initiative simple et concrète pour favoriser la transmission des savoir-faire en chirurgie du pied et de la cheville.
Le principe : permettre à tout chirurgien, jeune ou confirmé, de passer 2 à 3 jours auprès d’un membre titulaire afin d’observer, d’échanger, d’approfondir ses gestes techniques et de s’imprégner des standards de la discipline.
L’AFCP soutient activement cette démarche en prenant en charge jusqu’à 400 € de frais de déplacement et d’hébergement pour chaque participant.
Une manière directe de renforcer les liens entre générations, de faire circuler l’expérience et d’encourager la formation continue.
« Le compagnonnage flash, c’est remettre la pratique et la rencontre au cœur de la formation. » Pr Pierre Barouk, Président de l’AFCP
Apprendre au pied du malade
Pour notre Président, Pierre Barouk, l’origine du projet est limpide :
« La formation ne s’arrête pas au DIU du Pied ni à la fréquentation des cours et des congrès. Elle s’apprend aussi au pied du malade, avec des gens d’expérience. C’est même, selon moi, la meilleure façon d’apprendre la chirurgie du pied. »
Cette démarche s’inscrit dans la continuité de la mission de l’AFCP : former les chirurgiens et diffuser les standardspar la pratique.
Il ne s’agit pas d’une révolution, mais d’un cadre plus structuré pour des visites qui, jusque-là, existaient souvent de manière informelle.
L’expérience du terrain, école du geste et du regard
Les situations rencontrées en pathologie du pied sont multiples et complexes.
« La difficulté réside dans les subtilités de l’examen clinique et dans l’établissement de l’indication chirurgicale », souligne Pierre Barouk.
« Cela s’apprend en consultation, malade après malade. Et rien ne remplace le bloc, où l’on apprend à voir, à anticiper, à faire face aux imprévus. »
L’observation directe d’un confrère dans son environnement permet d’affiner son jugement, de comprendre la logique derrière un geste, de s’imprégner du rythme et de la précision qui fondent la qualité chirurgicale.
Un soutien concret à la formation
L’AFCP accompagne cette démarche de façon tangible :
« Il peut y avoir une certaine timidité à aller vers les plus expérimentés. En soutenant financièrement et moralement ces visites, l’AFCP veut encourager les chirurgiens à franchir le pas et leur donner une légitimité. »
Chaque participant peut bénéficier d’une prise en charge jusqu’à 400 €, couvrant les frais de déplacement et d’hébergement.
Ce soutien vise à lever les freins matériels et à valoriser la curiosité, l’ouverture et la démarche d’apprentissage continu.
Une formation ouverte à tous les membres
Le programme s’adresse à tous les membres de l’AFCP, quels que soient leur âge ou leur niveau d’expérience.
« Cela peut être un jeune chirurgien qui veut partir sur de bonnes bases, ou un praticien plus âgé qui souhaite se remettre à jour », précise le Pr Barouk.
« Il n’y a pas de spécialistes du pied partout en France, alors que la pathologie, elle, est partout. Pour certains confrères isolés, une visite de 2 ou 3 jours sera bien plus utile qu’un congrès. »
L’esprit du compagnonnage : rigueur, convivialité et générosité
Au-delà de la technique, le compagnonnage flash renoue avec une tradition chère à la profession : celle du partage et de la confraternité.
« C’est la culture de la rigueur, de l’observation, mais aussi celle de la convivialité et de la générosité », résume le président.
« Accepter d’apprendre les uns des autres, transmettre ce que l’on sait, garder vivante la culture du geste juste et réfléchi : c’est cela, l’esprit du compagnonnage. »

